<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764</id><updated>2011-08-01T23:46:06.234+02:00</updated><title type='text'>Psychothérapies ordinaires</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>25</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-6547032056242726709</id><published>2010-03-28T17:56:00.001+02:00</published><updated>2010-03-28T17:56:26.165+02:00</updated><title type='text'>Les camions de pompier</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;L'enfant raconte : des camions de pompiers, des grandes échelles, des enfants que l'on sauve au risque de sa vie, une vie une vie, sinon y reste, des voitures que l'on découpe, des corps que l'on extrait, des têtes que l'on coupe, des corps que l'on ne reconnaît pas. L'enfant raconte. &amp;quot;Etre JPV&amp;quot; : &amp;quot;jeune pompier volontaire&amp;quot; lui traduit-on. L'enfant raconte. Et le thérapeute s'endort. Il s'endort de ce sommeil qu'il connait et qui lui annonce l’effet de certains mécanismes de défense qui l’éloignent de la périphérie de lui même Il s'endort et il lutte avec culpabilité contre ce qui l'engourdit : les pompiers, les scies énormes tout cela pourrait lui évoquer quelque chose ! Mais rien, il est pris dans cet torpeur qu'il reconnaît bien et qui lui annonce du trop peur. Il lui vient juste qu'avec ces histoires, l'enfant souhaite le protéger. L'enfant raconte. Il sera pompier : d'ailleurs, il a déjà sauvé quelqu'un. Il a sauvé son petit frère d'un autre qui le menaçait. Et c'est là, dit, l'enfant, c’est là qu'est arrivé le drame. Le thérapeute est alarmé. Eh bien le drame, dit l’enfant, c’est que j’ai été violé. L'engourdissement a cédé, et le thérapeute maintenant ne dort plus : il est en plein cauchemar. L'enfant raconte. Et il a perdu le masque jovial du début et les flammes qui les dévorent tous deux maintenant sont maintenant d'un feu glacé. L'enfant raconte : s'il &amp;quot;le&amp;quot; rencontre et qu'il recommence. Et il s'étonne : en plus, une autre fois, ça a recommencé : j'ai été violé une seconde fois. Le thérapeute perd pied et est emporté par l’angoisse et le désespoir. Pour la première fois, il a peur de commencer une psychothérapie. Pour la première fois, il a peur de cette descente aux enfers que l'enfant lui annonce. Il a peur de ses yeux durs, de ces poings qui se ferment, il a peur de ces paysages dévastés et brûlés, il a peur de cette image de lui que l’enfant lui tend.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-6547032056242726709?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/6547032056242726709/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=6547032056242726709' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/6547032056242726709'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/6547032056242726709'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2010/03/les-camions-de-pompier.html' title='Les camions de pompier'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-6561745852019184293</id><published>2009-11-21T17:07:00.001+01:00</published><updated>2009-11-21T17:07:00.456+01:00</updated><title type='text'>L’enfant a des difficultes a apprendre</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;L'enfant a des difficultés à apprendre. Cela date &amp;quot;depuis toujours&amp;quot; raconte la mère. Et elle se souvient de cette première journée de classe où il avait tant pleuré, et où elle avait du partir en courant pour ne pas qu'il voit ses larmes. &amp;quot;Un déchirement&amp;quot; dit elle. Qui lui en évoque un autre. La décision, prise rapidement, dans une sorte d'urgence, de partir. C'est qu'il la battait &amp;quot;depuis toujours&amp;quot; c'est à dire depuis que l'enfant est né. Auparavant tout était &amp;quot;parfait&amp;quot;, puis l'enfant, gros de coups, est arrivé. Les coups ont duré 8 ans. Pour tout : le repas froid, ou trop chaud, ou la maison mal tenue, ou un regard mal posé, un pleur d'enfant Elle ne sait pas pourquoi elle est partie au bout de 8 ans. Elle y pense parfois, et se demande &amp;quot;pourquoi pas 4 ou 10, ou dès le premier coup ?&amp;quot; et conclut : &amp;quot;j'aurais pu y être encore&amp;quot;, qui est entendu comme un &amp;quot;j'aurais pu y rester&amp;quot;. Elle raconte encore la peur, une fois la décision prise, peur de ne pas suivre son idée, le rassemblement des affaires, l'enfant dans la voiture, la route, la nuit, puis la journée, et l'arrivée ici, c'est-à-dire nulle part pour elle. La recherche d'un foyer, la découverte de ce foyer, et la tentative d'un nouveau départ.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-6561745852019184293?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/6561745852019184293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=6561745852019184293' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/6561745852019184293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/6561745852019184293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2009/11/lenfant-des-difficultes-apprendre.html' title='L’enfant a des difficultes a apprendre'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-4553201966865780645</id><published>2009-10-24T10:51:00.001+02:00</published><updated>2009-10-24T10:51:10.644+02:00</updated><title type='text'>Je peux avoir ma chemise ?</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;L'enfant entre dans le bureau et demande &amp;quot;je peux avoir ma chemise ?&amp;quot;. C'est presque un rituel, maintenant, cette entrée en matière et cette demande. Et comme il en a maintenant l'habitude, il continue son dessin. Au début, c'était juste le plan de sa classe &amp;quot;comme ça tu va voir ou est ma place&amp;quot;, et puis le plan a débordé : dans la cour de récré, dans les couloirs, dans la rue en face de l'école. Il a suivi, semaine après semaine, le trajet école - maison. Le thérapeute a regardé tout cela, avec plaisir au début - une histoire de place, on y reconnaît ses petits - puis avec quelques inquiétudes - qu'est-ce qui va contenir ce dessin qui déborde d'une feuille à l'autre ? Il a été tenté d'interpréter, mais l'enfant ne lui laissait pas... la place ! Si les feuilles se couvrent d'un trajet, la séance ne désemplit pas de sa voix &amp;quot;et puis tu vois, là, il faut tourner ici, et là il y a un trottoir comme ça...&amp;quot; Et interpréter sur quoi ? La chemise ? La place ? Ce qu'il ressent comme invasion ? Et en quoi cela aiderait l'enfant ? Et puis, l'enfant a trouvé sa place dans la thérapie. Et le thérapeute aussi. Un jour, l'enfant a eu une demande différente :&amp;quot;Je peux voir mes anciens dessins ?&amp;quot; Il les regarde gravement, les commente, n'en reconnaît pas certains. Le thérapeute demande :&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Te souviens tu, comme tu parlais beaucoup et vite alors ?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Ah ça oui !&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Je me demandais pourquoi &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- J'avais peur&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-4553201966865780645?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/4553201966865780645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=4553201966865780645' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/4553201966865780645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/4553201966865780645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2009/10/je-peux-avoir-ma-chemise.html' title='Je peux avoir ma chemise ?'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-8791261006961833370</id><published>2009-09-23T13:22:00.001+02:00</published><updated>2009-09-23T13:22:01.640+02:00</updated><title type='text'>L'enfant qui pousse à bout</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&amp;quot;Il est coquin&amp;quot; avait dit la m&amp;#232;re&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;quot;Il pousse &amp;#224; bout&amp;quot; avait dit la psychoth&amp;#233;rapeute&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;quot;Je veux bien le recevoir en psychoth&amp;#233;rapie&amp;quot; avait dit le psychoth&amp;#233;rapeute. Et il avait cr&amp;#226;nement expliqu&amp;#233; en quoi le travail avec ces enfants qui poussent &amp;#224; bout &amp;#233;tait int&amp;#233;ressant : travail sur la contenance, travail autour de la recherche de l'objet, travail autour de la m&amp;#233;diation, travail autour de l'int&amp;#233;gration de la culpabilit&amp;#233;...&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;L'enfant lui fut donc confi&amp;#233;.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Certes, le psychoth&amp;#233;rapeute avait bien per&amp;#231;u qu'une psychoth&amp;#233;rapie qui commence avec le fantasme de faire mieux que des femmes ne commence pas sous les meilleurs auspices. Mais il fut &amp;#233;tonn&amp;#233; de l'intensit&amp;#233; de ce qui se produisit.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;L'enfant n'a pas franchi le seuil de la porte que d&amp;#233;j&amp;#224; le psychoth&amp;#233;rapeute &amp;#233;tait hors de lui. D'un geste, d'un regard, d'une parole, l'enfant savait le pousser &amp;#224; bout. Le psychoth&amp;#233;rapeute se sentait accul&amp;#233; jusque dans ses id&amp;#233;aux. Tout ce en quoi il croyait : le bon accueil de l'autre, la neutralit&amp;#233; bienveillante, l'importance du dire... &amp;#233;tait r&amp;#233;p&amp;#233;titivement mis en &amp;#233;chec. Son estime de soi comme psychoth&amp;#233;rapeute baissait rapidement et il en arrivait &amp;#224; cette conclusion redoutable : il &amp;#233;tait nul&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il &amp;#233;tait surpris de constater &amp;#224; quel point une partie de ses identifications &amp;#224; sa propre m&amp;#232;re &amp;#233;tait mises au travail. Qu'on laisse l'enfant &amp;#224; sa propre m&amp;#232;re ! et elle saurait bien le m&amp;#226;ter se surprenait-il &amp;#224; penser parfois. Et ses r&amp;#234;veries le conduisaient&amp;#160; &amp;#224; une sc&amp;#232;ne ou il voyait avec satisfaction sa m&amp;#232;re faire entendre raison &amp;#224; cet enfant. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Lorsque ce n'&amp;#233;tait pas le fantasme &amp;quot;On bat un enfant&amp;quot; , c'&amp;#233;tait la honte qui l'occupait. Comment se faisait il qu'il &amp;#233;tait impuissant &amp;#224; contenir cet enfant ? Pourquoi le mettait-il dans un tel &amp;#233;tat de tension ? Certes il voyait bien quelques th&amp;#232;mes : l'abandon du &amp;quot;qu'on le laisse&amp;quot;, l'impuissance, l'attaque des id&amp;#233;aux, mais &amp;#224; chaque fois la haine, chaude, br&amp;#251;lante, revenait.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et il se souvenait, alors, comment ilavait cr&amp;#226;nement expliqu&amp;#233; en quoi le travail avec ces enfants qui poussent &amp;#224; bout &amp;#233;tait int&amp;#233;ressant : travail sur la contenance, travail autour de la recherche de l'objet, travail autour de la m&amp;#233;diation, travail autour de l'int&amp;#233;gration de la culpabilit&amp;#233;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-8791261006961833370?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/8791261006961833370/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=8791261006961833370' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/8791261006961833370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/8791261006961833370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2009/09/l-qui-pousse-bout.html' title='L&amp;#39;enfant qui pousse à bout'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-5649348248274852520</id><published>2009-08-23T19:41:00.001+02:00</published><updated>2009-08-23T19:41:11.921+02:00</updated><title type='text'>Vous devriez aller voir M. Machin</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Le th&amp;#233;rapeute est entr&amp;#233;. On l'a appel&amp;#233; : &amp;quot;vous devriez aller voir M. Machin&amp;quot;. Alors il y est all&amp;#233;. On l&amp;#8217;a conduit au travers de couloirs et de portes. Puis de nouvelles portes et de nouveaux couloirs. Il croise des hommes. On le regarde, on s'interroge : est il avec nous ? Ou avec les autres ? Enfin, une derni&amp;#232;re porte. Il entre. Et constate d'embl&amp;#233;e qu'il n'est pas le bienvenu. L'homme est l&amp;#224;, &amp;#224; quelques pas, quatre tout au plus. Il est prostr&amp;#233;, et tout en lui &amp;#233;voque le refus. Jusqu'&amp;#224; l'odeur. Il est comme statufi&amp;#233;. L'ambiance m&amp;#234;me de la pi&amp;#232;ce est chang&amp;#233;e. Avant la porte, ce sont les bruits, les &amp;#233;clats de parole. Le vertige saisit le th&amp;#233;rapeute. A quoi se raccrocher ? Des mots, des images lui traversent l'esprit. Dante - vous qui entrez ici abandonnez toute esp&amp;#233;rance - omega m&amp;#233;lancolique - catatonie - impuissance. Que faire ? Que dire ? Se raccrocher, vite, &amp;#224; une id&amp;#233;e, un savoir. Alors il note les signes. Et fait le diagnostic : m&amp;#233;lancolie. Il a l&amp;#224; un bouclier, qu'il croit solide. Alors il parle. Lentement et prudemment, car d&amp;#233;j&amp;#224; l'extr&amp;#234;me tristesse de l'Homme le touche. Ne va-t-elle pas l'envahir, le submerger et le d&amp;#233;truire ? Lui dit la d&amp;#233;tresse qu'il per&amp;#231;oit. L'aide qui peut &amp;#234;tre apport&amp;#233;e. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Des portes et des couloirs. Encore des portes et des couloirs. Les m&amp;#234;mes hommes. Les m&amp;#234;mes regards. Le th&amp;#233;rapeute est sorti. S'en est-il sorti ?&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-5649348248274852520?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/5649348248274852520/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=5649348248274852520' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/5649348248274852520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/5649348248274852520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2009/08/vous-devriez-aller-voir-m-machin.html' title='Vous devriez aller voir M. Machin'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-8916050265661615388</id><published>2009-08-13T09:29:00.001+02:00</published><updated>2009-08-13T09:29:59.588+02:00</updated><title type='text'>Sol porteur</title><content type='html'>&lt;p&gt;C'est un enfant de 7 ans et il est assis sur sa chaise. Et il laisse cette curieuse impression de flotter dans les airs. &amp;quot;Une plume, se dit le psychoth&amp;#233;rapeute, il ne doit pas peser lourd&amp;quot;. Il a les jambes qui ne touchent pas le sol, et il les balance. Parfois il les ramasse sous lui. Le psychoth&amp;#233;rapeute lui a propos&amp;#233; de dessiner. L'enfant a dit &amp;quot;oui&amp;quot; dans un souffle. Et n'a pas boug&amp;#233; de son si&amp;#232;ge. Le psychoth&amp;#233;rapeute lui a propos&amp;#233; d'utiliser des objets. L'enfant a dit &amp;quot;oui&amp;quot; dans un souffle. Et n'a pas boug&amp;#233; de son si&amp;#232;ge. Les propos de la m&amp;#232;re lui sont revenus &amp;#224; l'esprit. Le d&amp;#233;veloppement &amp;quot;normal&amp;quot; d'un enfant &amp;quot;qui ne d&amp;#233;rangeait jamais et qui pouvait rester des heures, tranquille, dans son coin&amp;quot;. Le psychoth&amp;#233;rapeute se rend compte que l'enfant ne lui dira pas &amp;quot;non&amp;quot;. Il s'inqui&amp;#232;te. S'angoisse. Comment grandir sans cet organisateur ? Comment entrer en relation avec quelqu'un qui dit &amp;quot;oui&amp;quot; &amp;#224; tout - c'est-&amp;#224;-dire qui est dans un mim&amp;#233;tisme radical. Heureusement, il dit oui, et fait non. Il lui vient &amp;#224; l'esprit une id&amp;#233;e de jeu : il frappe dans ses mains. Clap. Clap. Deux coups. L'enfant regarde avec sa vision p&amp;#233;riph&amp;#233;rique. Il fait :&amp;quot;Clap&amp;quot;. Un jeu commence, avec des variations de rythmes et d'intensit&amp;#233;. Clap. Clap. Puis on se lancera une boule de p&amp;#226;te &amp;#224; modeler. Loin. Pr&amp;#232;s. A toi. A moi. Faux lancers. Parfois, l'enfant glisse sur le sol, s'allonge sur le dos. N'y a-t-il que le sol qui a les bras assez grands pour le porter ?&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-8916050265661615388?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/8916050265661615388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=8916050265661615388' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/8916050265661615388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/8916050265661615388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2009/08/sol-porteur.html' title='Sol porteur'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-9152538526600356917</id><published>2009-05-07T10:56:00.001+02:00</published><updated>2009-05-07T10:56:13.773+02:00</updated><title type='text'>Le passé reste à la même place</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Les traits sont trac&amp;#233;s d'une main s&amp;#251;re. &amp;quot;Un train&amp;quot; dit-il. Le dessin se poursuit en silence. Tout juste le temps de chercher une r&amp;#232;gle, et le revoil&amp;#224; parti dans son dessin. &amp;quot;C'est un TGV&amp;quot; pr&amp;#233;cise t-il et il dessine avec soin les portes et les fen&amp;#234;tres. Une partie de TGV, en fait, car on n'aper&amp;#231;oit que la motrice et une partie du wagon suivant. Les phares s'allument :&amp;quot;c'est la nuit&amp;quot; dit-il. On aper&amp;#231;oit &amp;#233;galement les lumi&amp;#232;res a travers les vitres. Le temps de colorier les wagons, et d&amp;#233;j&amp;#224; le jour s'est lev&amp;#233; : un magnifique soleil campe au coin droit de la feuille. Des trains comme &amp;#231;a, il en a dessin&amp;#233; 5 une fois, mais ils ont &amp;#233;t&amp;#233; d&amp;#233;chir&amp;#233;s. &amp;quot;Voila pour la spontan&amp;#233;it&amp;#233; !&amp;quot; pense le th&amp;#233;rapeute. Un dessin fait et refait x fois. Rien ne d&amp;#233;passe, rien ne bouge. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Mais si, &amp;#231;a bouge, c'est un train, un moyen de &lt;i&gt;transport&lt;/i&gt;, &amp;#231;a ne te dit rien ? &amp;#199;a va quelque part ! Il y a bien une gare d'arriv&amp;#233;e.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Tu parles : &amp;#231;a va sur des rails. Il est en train (c'est le cas de le dire) de me dire qu'il ne conduit rien. Il vient, fait son truc, et repart. Terminus, tout le monde descend !&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Allons, tu es bien trop agressif. N&amp;#8217;entends-tu pas : On le lui a d&amp;#233;chir&amp;#233; ! Sans doute craint-il que tu n&amp;#8217;en fasses autant, avec ses dessins, ses id&amp;#233;es, ses affects ...&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Bien sur que j'ai entendu &amp;#231;a. J'ai vu aussi que le train n'est pas entier. Il en reste &amp;#224; venir. Qui sait comment il va se terminer ?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Tiens puisque tu parles de terminer, et si tu demandais &amp;#224; l'enfant comment va se terminer ce voyage?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Bonne id&amp;#233;e. (A l'enfant) Le train, il arrive ou il part ?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Ce n'est pas ce que je t'ai dit de demander !&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Je sais, mais chut : &amp;#233;coutons l'enfant&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- Ah, le train, il part, et apr&amp;#232;s pour revenir, le conducteur il descend et il monte dans l'autre locomotive ...&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- (en pens&amp;#233;es) Le devant devient derri&amp;#232;re&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- ... (l'enfant dessine des nuages tr&amp;#232;s diff&amp;#233;rents) il y a le nuage pr&amp;#233;sent, le nuage pass&amp;#233;, le nuage futur. Non il y a le nuage futur, le nuage pass&amp;#233;, le nuage pr&amp;#233;sent&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;- (en pens&amp;#233;es) le pass&amp;#233; reste &amp;#224; la m&amp;#234;me place&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-9152538526600356917?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/9152538526600356917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=9152538526600356917' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/9152538526600356917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/9152538526600356917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2009/05/le-passe-reste-la-meme-place.html' title='Le passé reste à la même place'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-744812193074273800</id><published>2009-03-05T10:57:00.001+01:00</published><updated>2009-03-05T10:57:37.434+01:00</updated><title type='text'>L'enfant est né avec</title><content type='html'>&lt;p&gt;L'enfant est n&amp;#233; avec un bec-de-li&amp;#232;vre. Les m&amp;#233;decins ont parl&amp;#233; de &amp;quot;fente palatine&amp;quot; et lui ont bien dit que &amp;quot;ce n'est rien, &amp;#231;a s'op&amp;#232;re&amp;quot; et &amp;quot;qu'on ne s'en apercevra pas&amp;quot;. Ils ont dit que &amp;quot;c'est g&amp;#233;n&amp;#233;tique&amp;quot; et &amp;quot;qu'elle n'a donc pas &amp;#224; s'en faire&amp;quot;. Mais elle pleure. Cela n'enl&amp;#232;ve rien &amp;#224; son chagrin, &amp;#224; l'id&amp;#233;e qu'elle n'a pas fait un enfant comme il faut. Lorsqu'elle l'a vu pour la premi&amp;#232;re fois, lorsqu'on lui a mis sur le ventre, elle n'a vu que &amp;#231;a : cette b&amp;#233;ance. Son sang s'est glac&amp;#233;- elle aurait aim&amp;#233; ne pas accoucher. Elle en a voulu au gyn&amp;#233;cologue : pourquoi est ce qu'il ne l'a pas vu &amp;#224; l'&amp;#233;chographie. Elle en a voulu au p&amp;#232;re. Et surtout, elle s'en est voulu &amp;#224; elle. Et puis il y a eu les biberons. Elle voulait le nourrir au sein, mais quand elle a vu ce trou, elle y a renonc&amp;#233;. Ca a &amp;#233;t&amp;#233; quand m&amp;#234;me une &amp;#233;preuve : &amp;#231;a sortait tout le temps par le trou, il manquait de s'&amp;#233;touffer. Elle savait que ce n'&amp;#233;tait pas &amp;#231;a, mais elle le prenait quand m&amp;#234;me pour elle : il ne voulait pas de son lait, elle n'&amp;#233;tait pas une bonne m&amp;#232;re. Elle regardait &amp;#224; la maternit&amp;#233; les autres m&amp;#232;res qui avaient eu un beau b&amp;#233;b&amp;#233;. Elle leur souriait, mais &amp;#224; l'int&amp;#233;rieur d'elle, elle ne leur souhaitait que du mal. On lui disait qu'elle ne savait pas faire, ce qui ajoutait &amp;#224; sa culpabilit&amp;#233;. Et puis il t&amp;#233;tait lentement, &amp;#231;a prenait des heures, il fallait le r&amp;#233;veiller. Ce qui ajoutait &amp;#224; son angoisse. La nuit, elle allait le voir : est-ce qu'il respire ? Est il vivant ? S'est-il &amp;#233;touff&amp;#233; ? Sa respiration lente et r&amp;#233;guli&amp;#232;re la rassurait. Et l&amp;#224;, dans l'obscurit&amp;#233;, dans ce noir qui cachait ce trou, elle pouvait l'aimer.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-744812193074273800?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/744812193074273800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=744812193074273800' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/744812193074273800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/744812193074273800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2009/03/l-est-ne-avec.html' title='L&amp;#39;enfant est né avec'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-6175911231279102456</id><published>2009-02-05T16:51:00.001+01:00</published><updated>2009-02-05T16:51:19.078+01:00</updated><title type='text'>L'enfant est occupé à jouer</title><content type='html'>&lt;p&gt;L'enfant est occup&amp;#233; &amp;#224; jouer.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'enfant est occup&amp;#233; &amp;#224; jouer et sa m&amp;#232;re le raconte. L'accouchement ? - &lt;i&gt;tr&amp;#232;s bien&lt;/i&gt; - ; la petite enfance ? - &lt;i&gt;tr&amp;#232;s bien&lt;/i&gt; -; l'entr&amp;#233;e a l'&amp;#233;cole ? - &lt;i&gt;tr&amp;#232;s bien&lt;/i&gt;. Vraiment, cet enfant, c'est un enfant r&amp;#234;v&amp;#233;. Il a bien &amp;#233;t&amp;#233; jaloux de son petit fr&amp;#232;re, mais finalement les choses sont rentr&amp;#233;es dans l'ordre&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'enfant est occup&amp;#233; &amp;#224; jouer.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Aussi, elle ne comprend pas. Il a tout. Il a toujours tout eu. Et puis il a commenc&amp;#233; a mettre le bazar &amp;#224; l'&amp;#233;cole. Ca elle le supportait. Que les ma&amp;#238;tresses se d&amp;#233;brouillent !&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'enfant est occup&amp;#233; &amp;#224; jouer.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais il a commenc&amp;#233; &amp;#224; voler. A &lt;i&gt;la&lt;/i&gt; voler. Au d&amp;#233;but, elle n'a rien dit. Mais apr&amp;#232;s il a vol&amp;#233; des sommes importantes. Un enfant de 7 ans !&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'enfant est occup&amp;#233; &amp;#224; jouer.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Il faut dire que le p&amp;#232;re du petit ne lui dit jamais rien et...&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Le p&amp;#232;re du petit ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Oui, ils n'ont pas le m&amp;#234;me p&amp;#232;re, mais il ne le sait pas. Son p&amp;#232;re est mort quand il avait un an. Il ne l'a jamais connu. Et 3 ans apr&amp;#232;s, elle a connu le p&amp;#232;re du petit.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'enfant est occup&amp;#233; &amp;#224; jouer.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- Il avait donc 4 ans lorsque vous vous &amp;#234;tes remise en m&amp;#233;nage ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Oui. On ne lui a jamais rien dit, parce que on ne veut pas lui faire de peine...&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L'enfant est occup&amp;#233; &amp;#224; jouer.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-6175911231279102456?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/6175911231279102456/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=6175911231279102456' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/6175911231279102456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/6175911231279102456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2009/02/l-est-occupe-jouer.html' title='L&amp;#39;enfant est occupé à jouer'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-7132643439529294746</id><published>2009-01-29T10:46:00.001+01:00</published><updated>2009-01-29T10:55:14.955+01:00</updated><title type='text'>Le dessin</title><content type='html'>&lt;p&gt;L'enfant revient apr&amp;#232;s une absence de plusieurs semaines. Il s'assied sur la chaise face au bureau et regarde alternativement le pot de feutres et son t-shirt. Le th&amp;#233;rapeute fait remarquer qu'on peut y voir le m&amp;#234;me motif. L'enfant en revient &amp;#224; une inhibition ancienne : a-t-il le droit de dessiner ? Il finit par se d&amp;#233;cider, et glisse mollement de la chaise, prend quelques animaux, et dispara&amp;#238;t sous l'horizon de la table. Du jeu, le th&amp;#233;rapeute ne per&amp;#231;oit que les bruitages - et l'odeur de quelques pets qui finissent par l'incommoder. Les animaux sont rang&amp;#233;s et l'enfant demande une nouvelle fois:&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;- Est-ce que je peux faire un dessin ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;- Qui te l'interdit ?&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;Il prend une feuille, des feutres, et dessine ce qui &amp;#233;tait certainement sa premi&amp;#232;re id&amp;#233;e : un poisson, comme les dessinent souvent les enfants, avec cette forme en huit couch&amp;#233;. La queue est beaucoup plus grosse que le corps. Sur le verso, il fait un autre dessin, toujours dans la m&amp;#234;me th&amp;#233;matique maritime : un bateau sur les flots. Il est gr&amp;#233;&amp;#233; avec deux m&amp;#226;ts, et son pont est &amp;#233;trangement ondul&amp;#233;. Alors qu'il tenait fermement le feutre pour dessiner le poisson, il le tient mollement du bout des doigts pour dessiner le bateau. La bouche est hypotonique, grande ouverte et il ne doit qu'&amp;#224; de grandes aspirations que la salive ne vienne pas mouiller le papier. Des hublots-sabords sortent quatre rames. Le temps est au beau fixe et le bateau navigue dans une douce houle. Il colorie soigneusement le dessin, ce qui lui donne un aspect dense et rigide. A la fin de la s&amp;#233;ance, il l'emporte, comme il a emport&amp;#233; tous ses dessins&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-7132643439529294746?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/7132643439529294746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=7132643439529294746' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/7132643439529294746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/7132643439529294746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2009/01/ma-facon.html' title='Le dessin'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-4995124666819739485</id><published>2008-12-18T09:48:00.001+01:00</published><updated>2008-12-18T09:48:18.104+01:00</updated><title type='text'>Des mots à boire</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;A des moments particuliers de la s&amp;#233;ance, l'enfant avait pris l'habitude d'aller boire. Le th&amp;#233;rapeute entendait le bruissement de l'eau qui coule, s'inqui&amp;#233;tait un peu - aurait il le temps de nettoyer l'eau avant de recevoir l'enfant suivant ? - se demandait ce que l'autre pouvait bien bricoler. Les jours o&amp;#249; il &amp;#233;tait &amp;#171; en forme &amp;#187;, il m&amp;#226;chonnait un texte de Laplanche - La chambre des enfants. Etait-ce Laplanche ou Pontalis ? Un jour, changement. L&amp;#8217;enfant dit qu'il est un b&amp;#233;b&amp;#233;, et qu'il a soif. Le th&amp;#233;rapeute lui propose un biberon, et l&amp;#8217;enfant accepte. Il se love dans ses bras, plante son regard dans celui du th&amp;#233;rapeute, et t&amp;#234;te. Le th&amp;#233;rapeute est aussi surpris qu'&amp;#233;mu. Jamais il n'avait r&amp;#234;v&amp;#233; prendre cet enfant dans ses bras, tant il semblait ingrat. L&amp;#8217;enfant est repus et fait signe au th&amp;#233;rapeute. Il glisse de ses genoux et reste un long moment &amp;#233;tendu par terre. Puis il se hisse sur sa chaise et semble attendre la fin de la s&amp;#233;ance. A la s&amp;#233;ance suivante, l&amp;#8217;enfant a un livre &amp;#224; la main. &amp;quot;Lis&amp;quot; ordonne t-il. Le th&amp;#233;rapeute ob&amp;#233;it et lui donne une autre t&amp;#233;t&amp;#233;e.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-4995124666819739485?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/4995124666819739485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=4995124666819739485' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/4995124666819739485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/4995124666819739485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/12/des-mots-boire.html' title='Des mots à boire'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-364413685286320573</id><published>2008-10-23T10:43:00.001+02:00</published><updated>2008-10-23T10:47:44.489+02:00</updated><title type='text'>Pas le moment de dormir</title><content type='html'>Plusieurs fois, le thérapeute s'était assoupi. Et l'enfant lui avait adressé ce mot "pas le moment de dormir". A chaque fois, le thérapeute en avait éprouvé de la culpabilité. Et puis une fois - était il moins fatigué ou  plus culpabilisé que d'habitude ? - il était bien réveillé. Et l'enfant lui a fait passer ce mot : "pas le moment de dormir".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-364413685286320573?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/364413685286320573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=364413685286320573' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/364413685286320573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/364413685286320573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/10/pas-le-moment-de-dormir.html' title='Pas le moment de dormir'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-4759642210201185411</id><published>2008-10-02T13:28:00.001+02:00</published><updated>2008-10-02T13:28:32.214+02:00</updated><title type='text'>A ma façon</title><content type='html'>&lt;p&gt;Il y a eu ce cri, et le bruit de choc. Mais ce dont il se souvient avec le plus de d&amp;#233;tails, c'est le silence qui a suivi. Un silence tr&amp;#232;s particulier. Et puis apr&amp;#232;s il y a eu d'autres cris, sa tante qui est venue le chercher, le pli des jupes des femmes, et les pleurs de tous. Il y a eu le pin-pon et des cris encore. On l'avait mis dans la chambre, mais par un bout de fen&amp;#234;tre il a vu ce dos blanc, courb&amp;#233;, et puis cette chose que l'on mettait sur le visage de son fr&amp;#232;re. Il a vu les brancards et il a entendu les pin-pon. Il savait bien que &amp;#231;a finirait par arriver. Il grimpait partout. Depuis, on a peur pour lui. Il n'a plus le droit de rien faire et sur le mur on ne voit plus son fr&amp;#232;re grandir. Lui se rapproche de l'&amp;#226;ge qu'il avait quand... Et plus &amp;#231;a va, plus on dit qu'il lui ressemble en tout, qu'ils sont pareils, o&amp;#249; qu'il fera les &amp;#233;tudes qu'il n'a pas pu faire&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- C'&amp;#233;tait sans doute quelqu'un de tr&amp;#232;s bien. Mais peut &amp;#234;tre peux-tu faire &amp;#224; ta fa&amp;#231;on ?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;- A ma fa&amp;#231;on, je ne sais pas comment faire.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-4759642210201185411?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/4759642210201185411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=4759642210201185411' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/4759642210201185411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/4759642210201185411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/10/ma-faon.html' title='A ma façon'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-1407815070720859430</id><published>2008-08-14T08:34:00.001+02:00</published><updated>2008-08-14T08:34:33.718+02:00</updated><title type='text'>Tétée de mots</title><content type='html'>&lt;p&gt;A des moments particuliers de la s&amp;#233;ance, l'enfant avait pris l'habitude d'aller boire. Le th&amp;#233;rapeute entendait le bruissement de l'eau qui coule, s'inqui&amp;#233;tait un peu - aurait il le temps de nettoyer l'eau avant de recevoir l'enfant suivant ? - se demandait ce que l'autre pouvait bien bricoler. Les jours o&amp;#249; il &amp;#233;tait &amp;#171; en forme &amp;#187;, il m&amp;#226;chonnait un texte de Laplanche - La chambre des enfants. Etait-ce Laplanche ou Pontalis ? Un jour, changement. L&amp;#8217;enfant dit qu'il est un b&amp;#233;b&amp;#233;, et qu'il a soif. Le th&amp;#233;rapeute lui propose un biberon, et l&amp;#8217;enfant accepte. Il se love dans ses bras, plante son regard dans celui du th&amp;#233;rapeute, et t&amp;#234;te. Le th&amp;#233;rapeute est aussi surpris qu'&amp;#233;mu. Jamais il n'avait r&amp;#234;v&amp;#233; prendre cet enfant dans ses bras, tant il semblait ingrat. L&amp;#8217;enfant est repus et fait signe au th&amp;#233;rapeute. Il glisse de ses genoux et reste un long moment &amp;#233;tendu par terre. Puis il se hisse sur sa chaise et semble attendre la fin de la s&amp;#233;ance. A la s&amp;#233;ance suivante, l&amp;#8217;enfant a un livre &amp;#224; la main. &amp;quot;Lis&amp;quot; ordonne t-il. Le th&amp;#233;rapeute ob&amp;#233;it et lui donne une autre t&amp;#233;t&amp;#233;e.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-1407815070720859430?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/1407815070720859430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=1407815070720859430' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/1407815070720859430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/1407815070720859430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/08/tte-de-mots.html' title='Tétée de mots'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-2688049859670693182</id><published>2008-07-31T20:55:00.001+02:00</published><updated>2008-07-31T20:55:23.001+02:00</updated><title type='text'>Y es tu ?</title><content type='html'>&lt;p&gt;Plusieurs fois, le th&amp;#233;rapeute s'&amp;#233;tait assoupi. Et l'enfant lui avait adress&amp;#233; ce mot &amp;quot;pas le moment de dormir&amp;quot;. A chaque fois, le th&amp;#233;rapeute en avait &amp;#233;prouv&amp;#233; de la culpabilit&amp;#233;. Et puis une fois - &amp;#233;tait il moins fatigu&amp;#233; ou plus culpabilis&amp;#233; que d'habitude ? - il &amp;#233;tait bien r&amp;#233;veill&amp;#233;. Et l'enfant lui a fait passer ce mot : &amp;quot;pas le moment de dormir&amp;quot;.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-2688049859670693182?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/2688049859670693182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=2688049859670693182' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/2688049859670693182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/2688049859670693182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/07/y-es-tu.html' title='Y es tu ?'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-3968514222822655572</id><published>2008-07-10T09:41:00.001+02:00</published><updated>2008-07-10T09:41:20.680+02:00</updated><title type='text'>Dernier rendez-vous</title><content type='html'>&lt;p&gt;C'est le dernier rendez vous. Apr&amp;#232;s, la longue interruption des vacances. L'enfant a aval&amp;#233; en quelques enjamb&amp;#233;es l'espace qui s&amp;#233;pare la salle d'attente du bureau. Le psychoth&amp;#233;rapeute l'a suivi lentement, ayant remarqu&amp;#233; que lui embo&amp;#238;ter le pas ajoutait &amp;#224; sa pr&amp;#233;cipitation. Lorsqu'il arrive dans le bureau, l'enfant joue d&amp;#233;j&amp;#224;. Il a en main un personnage et il lui leste les jambes avec une &amp;#233;norme boule de p&amp;#226;te &amp;#224; modeler. &amp;quot; Un bonhomme de pierre &amp;quot; dit-il. Le bonhomme de pierre fait face &amp;#224; de nombreux animaux, et triomphe de tous assez facilement. Les combats font rage sur l'armoire mais ni la griffe, ni la dent n&amp;#8217;entame sa cuirasse. Le psychoth&amp;#233;rapeute parle &amp;#224; l'enfant en mettant l'accent sur cette armure qui semble prot&amp;#233;ger lebonhommedepierre de tout. Trop t&amp;#244;t, sans doute. L'enfant cesse imm&amp;#233;diatement le jeu et place des animaux par terre. Il fait un enclos dans lequel il enferme p&amp;#233;niblement quelques animaux et place une famille convenue. Le jeu sonne faux et le psychoth&amp;#233;rapeute a l'impression que c'est un mouvement d&amp;#233;fensif contre une intervention mal venue. Il s'en veut et s'enferme &amp;#224; son tour dans des r&amp;#234;veries. Elles le conduisent &amp;#224; la statue de la Libert&amp;#233;, vue la veille sur un magazine pour enfant, et, de l&amp;#224;, &amp;#224; l'embouchure de la Gironde. Lorsque son regard se tourne &amp;#224; nouveau vers l'enfant, le jeu du bonhommedepierre a repris sur la commode. Il lui semble bien plus sinc&amp;#232;re que le pr&amp;#233;c&amp;#232;dent.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;quot; J'ai l'impression, dit le th&amp;#233;rapeute &amp;#224; l'enfant, que tu as un peu peur que je te touche trop alors tu fais le bonhommedepierre &amp;quot;. L'enfant sourit largement et acquiesce. Le th&amp;#233;rapeute continue, dans cette parole si particuli&amp;#232;re &amp;#224; la th&amp;#233;rapie. Il parle sans savoir ce qu'il va dire. Ou plut&amp;#244;t : il pr&amp;#233;pare quelque chose &amp;#224; dire, et lorsqu'il parle, c'est une autre parole qui s'impose. Il aime &amp;#224; se dire que, dans ces moments, il est parl&amp;#233;. Il dit a l'enfant : &amp;quot; Le bonhommedepierre, c'est bien, &amp;#231;a prot&amp;#232;ge. Mais comment fait il pour les &amp;#233;motions ? Pour la joie, la col&amp;#232;re ou la tristesse ? &amp;quot; Un silence. &amp;quot; Peut &amp;#234;tre es-tu un peu bonhommedepierre, et que tu ne veux pas trop &amp;#234;tre touch&amp;#233; par les &amp;#233;motions ? &amp;quot;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-3968514222822655572?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/3968514222822655572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=3968514222822655572' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/3968514222822655572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/3968514222822655572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/07/dernier-rendez-vous.html' title='Dernier rendez-vous'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-3176373022830531129</id><published>2008-07-01T12:18:00.001+02:00</published><updated>2008-07-01T12:18:24.550+02:00</updated><title type='text'>Bruits d'histoire</title><content type='html'>&lt;p&gt;Il y a eu les bruits de moteurs, assourdissants. Et les adultes qui couraient partout. Heureusement, un a eu l'id&amp;#233;e de prendre les enfants et les a conduit &amp;#224; la cave. C'&amp;#233;tait la premi&amp;#232;re fois qu'il voyait un bombardement. Il &amp;#233;tait plut&amp;#244;t impressionn&amp;#233; par la puissance qui se d&amp;#233;gageait de ces avions mais il n'avait pas vraiment peur. Quand ils sont sortis, il a surtout vu les vaches &amp;#233;ventr&amp;#233;es. Apr&amp;#232;s, il s'y est habitu&amp;#233; et il ne se souvient pas d'avoir vraiment eu peur. &amp;#171; C'&amp;#233;tait dans les ann&amp;#233;es 30 &amp;#187; dit son fils, c'&amp;#233;tait la guerre en Espagne. Mais lui, quand il le raconte, il a peur.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-3176373022830531129?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/3176373022830531129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=3176373022830531129' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/3176373022830531129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/3176373022830531129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/07/bruits-d.html' title='Bruits d&amp;#39;histoire'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-1882195854067993573</id><published>2008-06-24T21:30:00.001+02:00</published><updated>2008-06-24T21:30:58.556+02:00</updated><title type='text'>Le Capitaine Achab</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;img src="http://www.maisonimage.eu/images/panorama2007/capitaine.jpg" align="left" /&gt; Parfois, le th&amp;#233;rapeute s'imaginait en un Capitaine Achab. L'id&amp;#233;e lui en &amp;#233;tait venue quand il s'&amp;#233;tait surpris &amp;#224; penser que certains patients sondaient comme des baleines. Le probl&amp;#232;me, jamais r&amp;#233;gl&amp;#233;, est de savoir s'il s'agit d'une plong&amp;#233;e calme - auquel cas il faut la laisser se d&amp;#233;rouler - ou d'une plong&amp;#233;e angoiss&amp;#233;e. Certains patients sondent brutalement, et profond&amp;#233;ment, sans que rien ne le laisse pr&amp;#233;voir. D'autres sondent par paliers. On les voit un moment entre deux eaux, puis ils disparaissent dans les profondeurs. Il n'&amp;#233;tait pas tout &amp;#224; fait dupe de cette r&amp;#234;verie : le capitaine boiteux, poursuivant d'une haine implacable quelque chose, toujours l&amp;#224;-bas, toujours plus loin. Il percevait le r&amp;#233;seau des significations pr&amp;#233;conscientes - la sonde, la mer, le harpon. En arri&amp;#232;re plan, le bateau, et l'&amp;#233;quipage - quel groupe interne avait il embarqu&amp;#233; en lui ? Mais il se laissait parfois porter par elle, le temps de prendre une d&amp;#233;cision, ou le temps qu'il fallait au patient pour remonter. En surface, la mer &amp;#233;tait parfois d'huile, parfois d&amp;#233;mont&amp;#233;e. Mais que lui importait ? N'&amp;#233;tait il pas le Capitaine Achab ?&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-1882195854067993573?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/1882195854067993573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=1882195854067993573' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/1882195854067993573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/1882195854067993573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/06/le-capitaine-achab.html' title='Le Capitaine Achab'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-7885079375533224506</id><published>2008-06-18T13:18:00.001+02:00</published><updated>2008-06-18T13:18:16.409+02:00</updated><title type='text'>Le traitement psychologique de l'enfant</title><content type='html'>&lt;p&gt;Victor &amp;#224; Paris et Hans &amp;#224; Vienne ouvrent un nouveau champ : celui du traitement psychologique de l&amp;#8217;enfant. L&amp;#8217;enfant est reconnu pour avoir un d&amp;#233;veloppement psychologique pouvant rencontrer des difficult&amp;#233;s, des arr&amp;#234;ts, des fixations ou des &amp;#233;volutions pathologiques. Ces avatars n&amp;#233;cessitent un traitement sp&amp;#233;cifique, d&amp;#8217;o&amp;#249; le d&amp;#233;veloppement de professionnels de l&amp;#8217;enfance et la cr&amp;#233;ation d&amp;#8217;institutions sp&amp;#233;cialis&amp;#233;es. A la suite de Itard et de Freud, deux grandes voies de traitement se dessinent. L&amp;#8217;une fait la part belle &amp;#224; l&amp;#8217;&amp;#233;ducation &amp;#8211; c&amp;#8217;est la voie d&amp;#8217;Itard - et propose des orthop&amp;#233;dies, des r&amp;#233;&amp;#233;ducations ou des rem&amp;#233;diations. D&amp;#8217;une fa&amp;#231;on g&amp;#233;n&amp;#233;rale, il s&amp;#8217;agit de fournir &amp;#224; l&amp;#8217;enfant ce dont il aurait manqu&amp;#233; de par son environnement ou du fait de d&amp;#233;ficiences. L&amp;#8217;autre &amp;#8211; c&amp;#8217;est la voie freudienne &amp;#8211; propose de partir de l&amp;#8217;exp&amp;#233;rience v&amp;#233;cue de l&amp;#8217;enfant pour traiter les causes psychologiques sous-jacentes.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Des conseils freudiens &amp;#224; aujourd&amp;#8217;hui, le traitement psychanalytique des enfants s&amp;#8217;est consid&amp;#233;rablement &amp;#233;toff&amp;#233;. Les psychanalystes ont mieux pris la mesure de la complexit&amp;#233; d&amp;#8217;une demande de prise en charge d&amp;#8217;un enfant qui est un &amp;#234;tre &amp;#224; la fois en plein d&amp;#233;veloppement et dans une situation de d&amp;#233;pendance vis-&amp;#224;-vis d&amp;#8217;adultes tut&amp;#233;laires. Ils s&amp;#8217;attachent &amp;#224; prendre en compte &amp;#224; la fois la &amp;#171; donne &amp;#187; biologique, la &amp;#171; donne &amp;#187; sociologique et la &amp;#171; donne &amp;#187; psychologique. Chaque individu na&amp;#238;t en effet avec un patrimoine g&amp;#233;n&amp;#233;tique qui l&amp;#8217;avantage ou non, dans un contexte socio-historique qui lui est favorable ou non et chaque individu joue les cartes qui sont les siennes avec plus ou moins de talent. C&amp;#8217;est ainsi que l&amp;#8217;on voit des personnes tirer un meilleur jeu d&amp;#8217;une donne &amp;#224;-priori difficile et d&amp;#8217;autres ne pas arriver &amp;#224; faire quelque chose d&amp;#8217;une donne qui semblait facile &amp;#224; jouer. C&amp;#8217;est &amp;#224; ce jeu du d&amp;#233;sir, &amp;#224; ce qui le trouble, &amp;#224; ses transmissions, &amp;#224; ses transformations, &amp;#224; ses emp&amp;#234;chements que s&amp;#8217;int&amp;#233;resse le psychanalyste&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-7885079375533224506?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/7885079375533224506/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=7885079375533224506' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/7885079375533224506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/7885079375533224506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/06/le-traitement-psychologique-de-l.html' title='Le traitement psychologique de l&amp;#39;enfant'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-3473234937567025891</id><published>2008-06-11T12:46:00.001+02:00</published><updated>2008-06-11T12:46:56.719+02:00</updated><title type='text'>Hans à Vienne</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;img height="257" src="http://boisetprestige.com/photos/sculpture/animaux/cheval bascule 1.jpg" width="197" align="left" /&gt; A Vienne, au d&amp;#233;but de l'ann&amp;#233;e 1908, un petit gar&amp;#231;on de 5 ans est pris d'angoisse. Lors de promenades au parc voisin de son domicile, il pleure et souhaite rentrer chez lui. Apr&amp;#232;s avoir eu un bref moment comme motif une inqui&amp;#233;tude quant &amp;#224; la pr&amp;#233;sence de sa m&amp;#232;re, l'angoisse change d'objet : il a peur qu'un cheval ne le morde. Les parents de Hans sont du cercle d'amis de Freud. Sa m&amp;#232;re a fait une psychanalyse avec le fondateur de la psychanalyse, et son p&amp;#232;re joue fr&amp;#233;quemment aux cartes avec lui. De son cot&amp;#233;, Freud a offert pour &amp;#224; Hans un cheval &amp;#224; bascule pour son quatri&amp;#232;me anniversaire. N&amp;#233; en 1903, Hans est le premier enfant du couple qui aura en octobre 1906 un second enfant. A la demande de Freud, le p&amp;#232;re note les &amp;#233;l&amp;#233;ments qui lui semblent significatifs dans le d&amp;#233;veloppement de son fils, c'est &amp;#224; dire les &amp;#233;l&amp;#233;ments qui peuvent venir &amp;#233;tayer la th&amp;#233;orie freudienne sur la sexualit&amp;#233; infantile. Ainsi, les interrogations du petit Hans sur les diff&amp;#233;rences sexuelles et les r&amp;#233;ponses qui lui sont donn&amp;#233;es sont scrupuleusement not&amp;#233;es et rapport&amp;#233;es &amp;#224; Freud. Lorsque la n&amp;#233;vrose phobique &amp;#233;clate, un curieux traitement psychanalytique est mis en place. Freud ne prend directement l'enfant Hans en traitement. Il ne le verra qu'a deux reprises et il pr&amp;#233;f&amp;#233;re s'appuyer sur les &amp;quot;rapports hebdomadaires&amp;quot; que lui livre le p&amp;#232;re pour lui donner quelques conseils. Hans est au fait les deux hommes parlent de lui et il lui arrive de demander &amp;#224; son p&amp;#232;re de noter ses propos pour le &amp;#171; Professeur &amp;#187;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Dans &amp;#171; L&amp;#8217;analyse d&amp;#8217;une phobie infantile &amp;#187;, Freud fera le r&amp;#233;cit de ce traitement particulier, entre la guidance parentale et la supervision. On peut y lire le climat qui pouvait entourer un enfant vivant dans une famille aux id&amp;#233;es progressistes dans la Vienne du d&amp;#233;but du 20&lt;sup&gt;i&amp;#232;me&lt;/sup&gt; si&amp;#232;cle. Les suggestions, directes et indirectes ne sont pas rares, pas plus que les dissimulations au sujet de la naissance des enfants. Sa m&amp;#232;re lui d&amp;#233;clare qu&amp;#8217;elle a un &amp;#171; fait-pipi &amp;#187; comme lui, il fait face &amp;#224; des menaces de castration &lt;i&gt;&amp;#171; je ferai venir le Dr A.. qui te coupera ton &amp;#171; fait pipi &lt;/i&gt;&amp;#187; ! et lorsque le sympt&amp;#244;me phobique appara&amp;#238;t pour la premi&amp;#232;re fois, le p&amp;#232;re sugg&amp;#232;re imm&amp;#233;diatement un lien avec la masturbation &amp;#171; Peut &amp;#234;tre touches tu avec ta main ton &amp;#171; fait-pipi ? &amp;#187; Il s&amp;#8217;en tiendra toujours &amp;#224; la position donn&amp;#233;e par Freud : cette histoire de peur de chevaux est une &amp;#171; b&amp;#234;tise &amp;#187;, il veut &amp;#234;tre pris par sa m&amp;#232;re dans son lit et il a peur de chevaux parce qu'il &amp;#233;tait tellement int&amp;#233;ress&amp;#233; par le fait pipi des chevaux. Freud sugg&amp;#232;rera tout de m&amp;#234;me au p&amp;#232;re de commencer &amp;#224; &amp;#233;clairer Hans en mati&amp;#232;re de choses sexuelles, ce qu&amp;#8217;il ne fera pas.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Hans, pourtant, donne une toute autre version que le mythe oedipien que Freud et son p&amp;#232;re veulent &amp;#224; tout pris lui imposer : un gar&amp;#231;on aime sa m&amp;#232;re, et souhaite &amp;#233;liminer son p&amp;#232;re qu&amp;#8217;il vit comme un rival. La culpabilit&amp;#233; le pousse &amp;#224; penser qu&amp;#8217;il pourrait &amp;#234;tre puni pour ses d&amp;#233;sirs agressifs. Mais Hans s&amp;#8217;&amp;#233;tonne : &amp;#171; &lt;i&gt;Pourquoi m'as tu dis que j'aime maman et que c'est pour &amp;#231;a que j'ai peur, quand c'est toi que j'aime&lt;/i&gt; ? &amp;#187; demande t il &amp;#224; son p&amp;#232;re. Ou encore, &amp;#224; son p&amp;#232;re qui lui dit que la &amp;#171; &lt;i&gt;b&amp;#234;tise&lt;/i&gt; &amp;#187; deviendra plus faible s&amp;#8217;il ne se masturbe plus, il r&amp;#233;pond que non seulement il ne le fait plus, mais que &amp;#171; envie et faire n&amp;#8217;est pas la m&amp;#234;me chose &amp;#187;.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le petit Hans suscite dans la communaut&amp;#233; psychanalytique beaucoup d&amp;#8217;int&amp;#233;r&amp;#234;t .Sandor Ferenzi pr&amp;#233;sente en 1913 le cas d&amp;#8217;un enfant dont la phobie serait due &amp;#224; la r&amp;#233;primande de la masturbation. En 1919, Melanie Klein un cas d&amp;#8217;analyse d&amp;#8217;enfant qui lui vaut son entr&amp;#233;e comme membre de la Soci&amp;#233;t&amp;#233; Hongroise de Psychanalyse sans supervision. En 1927, Anna Freud publie dans l&amp;#8217;IPV &lt;i&gt;Le traitement psychanalytique des enfants. &lt;/i&gt;Ses th&amp;#232;ses sont &amp;#224; l&amp;#8217;oppos&amp;#233; de celles de Melanie Klein : elle propose aux enfants une r&amp;#233;&amp;#233;ducation psychanalytique plut&amp;#244;t qu&amp;#8217;une psychanalyse, consid&amp;#233;rant que les conditions optimales ne sont pas r&amp;#233;unies pour appliquer un traitement psychanalytique stricto-sensu : les enfants sont d&amp;#233;pendants de leurs parents, leur construction psychique est inachev&amp;#233;e, ils sont inaptes au transfert. En France, Jenny Aubry et Fran&amp;#231;oise Dolto attacheront leur noms a la psychanalyse des enfants.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-3473234937567025891?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/3473234937567025891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=3473234937567025891' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/3473234937567025891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/3473234937567025891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/06/hans-vienne.html' title='Hans à Vienne'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-2940457311048425253</id><published>2008-05-31T17:26:00.000+02:00</published><updated>2008-05-31T17:27:08.973+02:00</updated><title type='text'>Victor en amérique</title><content type='html'>&lt;p&gt;Au milieu de l&amp;#8217;&amp;#233;t&amp;#233; 1800, celui que l&amp;#8217;on appelait &amp;#171; l&amp;#8217;enfant sauvage de l&amp;#8217;Aveyron &amp;#187; est confi&amp;#233; &amp;#224; l&amp;#8217;abb&amp;#233; Sicard. Le cas passionne les acad&amp;#233;mies, car on y voit l&amp;#8217;opportunit&amp;#233;, offerte par le hasard, d&amp;#8217;&amp;#233;tudier la nature humaine et plus pr&amp;#233;cis&amp;#233;ment de confronter les th&amp;#233;ories philosophiques de l&amp;#8217;&amp;#233;poque qui oscillent entre le rationalisme classique &amp;#8211; que l&amp;#8217;on peut ramasser en un &amp;#171; tout est inn&amp;#233; &amp;#187; -et l&amp;#8217;empirisme &amp;#8211; le d&amp;#233;veloppement se fait &amp;#224; partir d&amp;#8217;une &lt;i&gt;tabula rasa. &lt;/i&gt;Les moralistes sont tout autant int&amp;#233;ress&amp;#233;s : voil&amp;#224;, (croit on) un enfant &amp;#233;lev&amp;#233; en dehors de toute influence humaine, et l&amp;#8217;on verra s&amp;#8217;il penche naturellement vers le mal ou le bien.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;L&amp;#8217;abb&amp;#233; Sicard fait appel au chirurgien Jean Marc Gaspard Itard (1774, 1838) pour s&amp;#8217;occuper de l&amp;#8217;&amp;#233;ducation de l&amp;#8217;enfant. Celui-ci n&amp;#8217;h&amp;#233;site pas a s&amp;#8217;opposer &amp;#224; l&amp;#8217;autorit&amp;#233; d&amp;#8217;un Pinel qui avait d&amp;#233;clar&amp;#233; devant la Soci&amp;#233;t&amp;#233; des observateurs de l&amp;#8217;homme en novembre 1800 que l&amp;#8217;enfant pr&amp;#233;sentait un idiotisme impossible &amp;#224; soigner. S&amp;#8217;inspirant de Condillac et de Locke, Itard se fait fort d&amp;#8217;&amp;#233;duquer l&amp;#8217;enfant sauvage &amp;#224; l&amp;#8217;aide d&amp;#8217;une &amp;#171; orthop&amp;#233;die mentale &amp;#187; visant &amp;#224; &amp;#233;veiller le langage et la conscience.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Victor quittera l&amp;#8217;institution de l&amp;#8217;abb&amp;#233; Sicard pour l&amp;#8217;impasse des feuillantines o&amp;#249; il y re&amp;#231;oit une &amp;#233;ducation sp&amp;#233;cialis&amp;#233;e. La m&amp;#233;thode de Itard ne donne pas les r&amp;#233;sultats esp&amp;#233;r&amp;#233;s. Mais en ce d&amp;#233;but de dix neuvi&amp;#232;me si&amp;#232;cle, avec ce premier traitement d&amp;#8217;un enfant, Itard participe, avec d&amp;#8217;autres, &amp;#224; la mise en place de traitements &lt;i&gt;psychologiques &lt;/i&gt;des maladies mentales. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En 1837, son &amp;#233;l&amp;#232;ve, E. Seguin, ouvre une &amp;#233;cole pour idiots &amp;#224; l&amp;#8217;h&amp;#244;pital Bic&amp;#234;tre. Il fera, sept ans plus tard, devant l&amp;#8217;Acad&amp;#233;mie des sciences, un bilan &amp;#233;logieux de ses propres travaux. Lorsque, pour des raisons politiques, il est oblig&amp;#233; d&amp;#8217;&amp;#233;migrer pour les Etats-Unis, il y est accueilli par Wilbur qui a pris connaissance de ses travaux et a ouvert trois &amp;#233;coles qui s&amp;#8217;en inspirent. Il y meurt en 1880. En Europe, la psychologie commence a s&amp;#8217;extraire de la philosophie et bient&amp;#244;t, du refus de l&amp;#8217;hypnose va na&amp;#238;tre la psychanalyse. Entre les deux, comme une charni&amp;#232;re, la th&amp;#233;orie de J. H. Jackson que Th. Ribot reprend en 1881 : la psychopathologie r&amp;#233;alise une d&amp;#233;sagr&amp;#233;gation des fonctions psychique dans l&amp;#8217;ordre inverse de leur mise en place ; le nouveau p&amp;#233;rit avant l&amp;#8217;ancien.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En 1894, E. Witmer succ&amp;#232;de &amp;#224; Cattel &amp;#224; la &lt;i&gt;Pennsylvania&lt;/i&gt; &lt;i&gt;University &lt;/i&gt;et y enseigne la psychologie de l&amp;#8217;enfant pendant un an. Deux ans plus tard, un instituteur propose &amp;#224; E. Witmer d&amp;#8217;&amp;#233;tudier le cas d&amp;#8217;un enfant incapable d&amp;#8217;apprendre l&amp;#8217;orthographe. Depuis le geste princeps de Itard, les choses, en moins d&amp;#8217;un si&amp;#232;cle, ont bien chang&amp;#233;. Claude Bernard a affirm&amp;#233; l&amp;#8217;identit&amp;#233; fondamentale du normal et du pathologique (1865), la psychologie de l&amp;#8217;enfant s&amp;#8217;est d&amp;#233;velopp&amp;#233; depuis les premi&amp;#232;res observations de W. Preyer &amp;#224; I&amp;#233;na, Taine a propos&amp;#233; une &amp;#233;tude du primitif, du malade et de l&amp;#8217;enfant, et partout s&amp;#8217;&amp;#233;l&amp;#232;vent des voix affirmant l&amp;#8217;importance du d&amp;#233;veloppement affectif de l&amp;#8217;enfant (Ribot, Janet, Freud).&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-2940457311048425253?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/2940457311048425253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=2940457311048425253' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/2940457311048425253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/2940457311048425253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/05/victor-en-amrique.html' title='Victor en amérique'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-8776051915818972391</id><published>2008-05-19T17:16:00.001+02:00</published><updated>2008-05-19T17:16:28.979+02:00</updated><title type='text'>Le soin donné aux enfants</title><content type='html'>&lt;p&gt;Les adultes sont longtemps rest&amp;#233;s assez inactifs face aux souffrances des enfants. Il faut, par exemple, attendre 1857 pour les cons&amp;#233;quences psychologiques des viols sur les enfants soient d&amp;#233;crites par &lt;strong&gt;Auguste Ambroise Tardieu&lt;/strong&gt; dans son &lt;i&gt;&amp;#201;tude m&amp;#233;dico-l&amp;#233;gale sur les attentats aux m&amp;#339;urs. &lt;/i&gt;Entre la loi de &lt;i&gt;l&amp;#8217;Habeas corpus &lt;/i&gt;du parlement anglais (1679), et la D&amp;#233;claration des droits de l&amp;#8217;enfant (1959) qui proclame le &amp;#171; le droit &amp;#224; une enfance heureuse &amp;#187;&amp;#160; plus de 300 ans se sont &amp;#233;coul&amp;#233;s&amp;#160; durant lesquels les l&amp;#233;gislateurs ont mis en place une s&amp;#233;rie de dispositions visant &amp;#224; prot&amp;#233;ger, &amp;#233;duquer, instruire et soigner les enfants en prenant de mieux en mieux en compte ce que la situation de petite personne peut avoir de sp&amp;#233;cifique. Des institutions et des professions sp&amp;#233;cialis&amp;#233;es ont &amp;#233;t&amp;#233; cr&amp;#233;es pour r&amp;#233;pondre &amp;#224; ces besoins.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C&amp;#8217;est ainsi qu&amp;#8217;en 1760 &lt;strong&gt;l&amp;#8217;Abb&amp;#233; de l&amp;#8217;Ep&amp;#233;e&lt;/strong&gt; ouvre une classe pour sourds-muets. Il y enseigne aux enfant une langue gestuelle universelle et travaille au dans laquelle il enseigne une langue gestuelle qui se veut universelle. Il fait partie de ces pr&amp;#233;curseurs qui travailleront dans l&amp;#8217;id&amp;#233;e que des personnes consid&amp;#233;r&amp;#233;es comme &amp;#171; idiotes &amp;#187; ou &amp;#171; irr&amp;#233;cup&amp;#233;rables &amp;#187; peuvent non seulement voir leur situation am&amp;#233;lior&amp;#233;e gr&amp;#226;ce &amp;#224; la m&amp;#233;diation appropri&amp;#233;e mais que ces personnes disposent d&amp;#8217;un monde int&amp;#233;rieur identique &amp;#224; celui de tous les autres En 1791, l&amp;#8217;Assembl&amp;#233;e Nationale le fait Bienfaiteur de l&amp;#8217;humanit&amp;#233;, et d&amp;#233;cide que les sourds b&amp;#233;n&amp;#233;ficient des Droits de l&amp;#8217;homme&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La classe de l&amp;#8217;Abb&amp;#233; de l&amp;#8217;Ep&amp;#233;e se d&amp;#233;veloppe consid&amp;#233;rablement. Elle devient Institut des Sourds de Naissance en 1791, et &lt;strong&gt;l&amp;#8217;Abb&amp;#233; Sicard&lt;/strong&gt; en assure la direction. Au milieu de l&amp;#8217;&amp;#233;t&amp;#233; 1800, ce dernier se voit confier un enfant tr&amp;#232;s particulier : &lt;strong&gt;Victor&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-8776051915818972391?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/8776051915818972391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=8776051915818972391' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/8776051915818972391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/8776051915818972391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/05/le-soin-donn-aux-enfants.html' title='Le soin donné aux enfants'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-5662092151384331276</id><published>2008-05-14T22:41:00.001+02:00</published><updated>2008-05-14T22:41:51.498+02:00</updated><title type='text'>La séance de psychanalyse</title><content type='html'>&lt;p&gt;La s&amp;#233;ance de psychanalyse est un lieu et un moment dans lequel chacun est invit&amp;#233; &amp;#224; se d&amp;#233;gager ces parts de mensonges que nous pr&amp;#233;sentons aux autres et &amp;#224; nous-m&amp;#234;me. Il ne s&amp;#8217;agit pas de s&amp;#8217;en d&amp;#233;barrasser : elles nous sont utiles et m&amp;#234;me n&amp;#233;cessaires pour vivre au contact des autres. Par exemple, nous sommes amen&amp;#233; quotidiennement &amp;#224; dire &amp;#171; bonjour &amp;#187; &amp;#224; des personnes &amp;#224; qui nous ne souhaitons rien de bon et &amp;#171; au revoir &amp;#187; &amp;#224; des personnes que nous ne souhaitons pas revoir de sit&amp;#244;t. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Lorsque nous sommes au cin&amp;#233;ma, nous pouvons, en levant les yeux, voir les faisceaux de lumi&amp;#232;re qui dessinent sur l&amp;#8217;&amp;#233;cran l&amp;#8217;image cin&amp;#233;matographique. En nous d&amp;#233;tournant de cette image nous pouvons remonter les faisceaux jusqu'&amp;#224; leur source. Le travail propos&amp;#233; en psychanalyse est comparable &amp;#224; ce mouvement. Il s&amp;#8217;agit de comprendre comment les fils associatifs s&amp;#8217;entrem&amp;#234;lent pour former une image finale, comment la mati&amp;#232;re premi&amp;#232;re du psychisme s&amp;#8217;agr&amp;#233;ge et forme pens&amp;#233;es et &amp;#233;motions. Au gr&amp;#233; du travail th&amp;#233;rapeutique, la mise au point se fait plus ou moins pr&amp;#232;s la source lumineuse. Ainsi, peu &amp;#224; peu, patiemment, l&amp;#8217;image sur l&amp;#8217;&amp;#233;cran peut &amp;#234;tre d&amp;#233;compos&amp;#233;e, d&amp;#233;condens&amp;#233;e, et le monde psychique du patient appara&amp;#238;t dans toutes sa complexit&amp;#233;. Ou peut &amp;#234;tre faudrait il dire les mondes, car l&amp;#8217;image finale est compos&amp;#233;e de la superposition d&amp;#8217;une succession d&amp;#8217;images &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Mais ce qui int&amp;#233;resse psychanalyste et patient, c&amp;#8217;est moins la source de l&amp;#8217;image que la machine qui les produit : l&amp;#8217;appareil psychique. Pour cela, l&amp;#8217;analyste dispose de deux choses. D&amp;#8217;abord de l&amp;#8217;attention flottante, qui lui permet d&amp;#8217;&amp;#234;tre &amp;#233;galement attentif &amp;#224; tout ce que manifeste le patient. Ensuite, de son propre appareil psychique dont il pr&amp;#234;te une partie de fonctionnement au patient. C&amp;#8217;est sur lui que s&amp;#8217;appuie, par projection et identification, l&amp;#8217;appareil psychique du patient. Et c&amp;#8217;est par les &amp;#233;chos que les dires et les silences de son patient provoque en lui que le psychanalyste se forme une repr&amp;#233;sentation de son fonctionnement inconscient. Ainsi, le dispositif psychanalytique prend en compte le fonctionnement des deux protagonistes, dans leurs fonctionnements conscients et inconscients. La profondeur de champ que le psychanalyste peut mettre &amp;#224; disposition de son patient d&amp;#233;pend de sa formation personnelle. Plus son analyse aura &amp;#233;t&amp;#233; f&amp;#233;conde, plus il pourra mettre son fonctionnement psychique au service de son patient.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-5662092151384331276?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/5662092151384331276/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=5662092151384331276' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/5662092151384331276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/5662092151384331276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/05/la-sance-de-psychanalyse.html' title='La séance de psychanalyse'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-8010976871258671048</id><published>2008-05-09T09:54:00.000+02:00</published><updated>2008-05-09T10:30:46.447+02:00</updated><title type='text'>Ecrire l'ordinaire</title><content type='html'>&lt;p&gt;J&amp;#8217;aimerais dire que c&amp;#8217;est d&amp;#8217;abord &amp;#224; ce public que j&amp;#8217;ai pens&amp;#233; pour lorsque j&amp;#8217;ai &amp;#233;crit ces &amp;#171; ordinaires &amp;#187;. Il n&amp;#8217;en est rien. Je les ai &amp;#233;crits d&amp;#8217;abord pour moi, pour m&amp;#8217;aider &amp;#224; sortir du tumulte, de la sid&amp;#233;ration, ou de la s&amp;#233;duction qu&amp;#8217;op&amp;#233;rait et qu&amp;#8217;op&amp;#232;rent encore sur moi certaines s&amp;#233;ances et certains enfants. Je les ai &amp;#233;crits ensuite parce que la fr&amp;#233;quentation du newsgroup fr.sci.psychanalyse m&amp;#8217;avait fait comprendre &amp;#224; quel point les id&amp;#233;es sur la psychanalyse pouvaient &amp;#234;tre &amp;#233;loign&amp;#233;es de ce que le praticien peut exp&amp;#233;rimenter au jour le jour.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pourquoi &amp;quot;ordinaire&amp;quot; ? Parce que ce &amp;#233;couter, recevoir des enfants pr&amp;#233;sentant des difficult&amp;#233;s psychologiques est l'ordinaire des psychoth&amp;#233;rapeutes. Certes, chaque psychoth&amp;#233;rapie est unique, dans les difficult&amp;#233;s qu'elle pose ou qu'elle d&amp;#233;noue, dans les angoisses qu'elle rencontre. Mais ce que rapporte chaque patient, c'est son ordinaire. Ce sont des angoisses quotidiennes, ses incompr&amp;#233;hensions, ses fantasmes ou ses incompr&amp;#233;hension &amp;#224; penser, &amp;#224; r&amp;#234;ver... C'est ce qui lui est habituel. Chacun est, dans ses sympt&amp;#244;mes, aussi difficiles puissent ils &amp;#234;tre &amp;#224; vivre, comme dans de vieux habits.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt; Il y a ensuite un r&amp;#233;gime ordinaire de la psychoth&amp;#233;rapie. L'enfant sait que le mercredi et le vendredi, il a rendez-vous. L&amp;#224; aussi, il prend ses habitudes, ses marques. Il a sa fa&amp;#231;on d'entrer dans le bureau, et celle d'en sortir. Certains attendent qu'on leur ouvre la porte - mais n'est ce pas la le m&amp;#233;tier du th&amp;#233;rapeute ? Aider &amp;#224; ouvrir des portes ? - d'autres pr&amp;#233;c&amp;#233;dent le th&amp;#233;rapeute et s'enferment dans le bureau. La fin du rendez-vous donne parfois lieu a des fuites &amp;#233;perdues, laissant au th&amp;#233;rapeute le soin de ranger le chaos m&amp;#233;ticuleusement sem&amp;#233; pendant la s&amp;#233;ance. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Cet ordinaire, des entr&amp;#233;es, des sorties, de ce qui se produit dans la s&amp;#233;ance, est&amp;#160; le coeur de la psychoth&amp;#233;rapie. &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="wlWriterSmartContent" id="scid:0767317B-992E-4b12-91E0-4F059A8CECA8:916c9093-27e8-45a1-ad1e-4be29a1d9803" style="padding-right: 0px; display: inline; padding-left: 0px; float: none; padding-bottom: 0px; margin: 0px; padding-top: 0px"&gt;Mots clés Technorati : &lt;a href="http://technorati.com/tags/psychoth%c3%a9rapie" rel="tag"&gt;psychoth&amp;#233;rapie&lt;/a&gt;,&lt;a href="http://technorati.com/tags/psychanalyse" rel="tag"&gt;psychanalyse&lt;/a&gt;,&lt;a href="http://technorati.com/tags/%c3%a9crire" rel="tag"&gt;&amp;#233;crire&lt;/a&gt;,&lt;a href="http://technorati.com/tags/ordinaire" rel="tag"&gt;ordinaire&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-8010976871258671048?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/8010976871258671048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=8010976871258671048' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/8010976871258671048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/8010976871258671048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/05/ecrire-l.html' title='Ecrire l&amp;#39;ordinaire'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5704068811437960764.post-2772501289324679574</id><published>2008-05-08T10:13:00.000+02:00</published><updated>2008-05-08T10:32:04.805+02:00</updated><title type='text'>Comment rendre compte d'une psychothérapie ?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Comment rendre compte du travail de psychothérapie et de cette psychothérapie qu’est la psychanalyse ? Comment rendre compte de ces univers théoriques si complexes, de ces galaxies de pensées échangées et tues, de ces moments d’exaltation ou de profond désarroi que psychothérapeute et patient échangent, évitent, parlent ? Comment rendre compte de ce travail lorsque le psychisme du patient est encore en pleine formation ? Des livres remarquables existent déjà comme le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Psychanalyse d'un enfant&lt;/span&gt; de Melanie KLEIN publié en 1961. On peut y suivre le travail de la psychanalyste séance après séance, et avoir ainsi une sorte de radioscopie de ce que peut être une psychanalyse avec un enfant. Plus près de nous&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, La petite "Piggle" &lt;/span&gt;de D. W. Winnicott  (trad. fr 1988) est organisé sur la même logique : le compte rendu des séances, et le commentaire qu’en fait après coup le psychanalyste. Le spécialiste s’y reconnaîtra sans aucun doute, il pourra, identifié a l’auteur, se dire qu’il aurait lui aussi « fait » ou « donné » cette interprétation, ou il s’étonnera de l’idée qui est venue à ce moment à l’esprit de son collègue.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais le parent, l’éducateur qui accompagne l’enfant à sa thérapie, ou simplement la personne curieuse de ce type de traitement risque de se décourager devant la somme de connaissances théoriques nécessaires à la compréhension de ce type de livre. Plus ennuyeux encore : il risque de ne pas percevoir l’expérience de rencontre interhumaine qu’est une psychanalyse d’enfant. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5704068811437960764-2772501289324679574?l=psychotherapiesordinaires.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/feeds/2772501289324679574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5704068811437960764&amp;postID=2772501289324679574' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/2772501289324679574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5704068811437960764/posts/default/2772501289324679574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://psychotherapiesordinaires.blogspot.com/2008/05/comment-rendre-compte-dune.html' title='Comment rendre compte d&apos;une psychothérapie ?'/><author><name>Yann Leroux</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10217112962968937733</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='22' src='http://1.bp.blogspot.com/_RynRWH25YrQ/SYF9fnBTcMI/AAAAAAAAAX4/QYOL5tF5zig/S220/Yann+Leroux.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
